Chronique #35 : Les petits matins de septembre à Antibes

Chronique #35 : Les petits matins de septembre à Antibes

Septembre se lève doucement à Antibes

 

Le matin de septembre n’a pas besoin d’en faire trop.

Il arrive doucement, presque sur la pointe des pieds, comme s’il connaissait déjà la maison. À Antibes, la lumière n’est plus tout à fait celle de juillet, ni encore celle de l’automne. Elle hésite un peu, elle caresse davantage, elle prend son temps. Depuis La Jabotte, on sent tout de suite cette nuance-là : l’été est encore là, mais il parle moins fort.

Il y a d’abord le silence. 

Pas un silence vide, non. Un silence habité. Celui des volets qu’on ouvre doucement, d’une tasse posée sur une table du jardin, d’un pas léger dans l’allée. Les chats ont souvent déjà commencé leur inspection matinale, avec un sérieux très relatif. Tya, elle, veille au lever du jour avec son élégance très personnelle, mi-dame respectable, mi-comité d’accueil improvisé. Bref, à La Jabotte, le matin a parfois un petit air de théâtre tranquille.

Puis vient l’odeur de la mer. 

À soixante mètres à peine, elle rappelle qu’ici, la Méditerranée n’est pas un décor mais une voisine. On peut partir tôt vers la plage de la Salis, quand le sable est encore frais et que l’eau semble presque privée, comme un secret bien gardé. En septembre, on retrouve ce luxe rare : avoir la beauté devant soi sans la foule autour. Le genre de privilège qui ne fait pas de bruit, mais qu’on n’oublie pas.

Les petits matins de septembre, ce sont aussi les couleurs.

Le ciel pâlit doucement derrière les pins du Cap d’Antibes. Les façades prennent une teinte de miel clair. Les serviettes sèchent plus lentement. Le café semble meilleur sans raison valable, ce qui est sans doute la meilleure des raisons. Même les habitués du réveil pressé finissent par ralentir ici. Antibes a ce talent discret : elle vous ôte l’urgence sans même vous demander votre avis.

Il y a ceux qui partent marcher avant la chaleur, vers les remparts ou le bord de mer, et ceux qui préfèrent rester un peu plus longtemps dans le jardin, à regarder la journée se préparer. 

Rien n’oblige à choisir entre le mouvement et le repos. En septembre, tout paraît plus souple. On peut lire trois pages et s’arrêter. On peut partir pour une baignade et revenir avec l’impression d’avoir voyagé loin. On peut même décider de ne rien faire du tout, ce qui, à La Jabotte, reste une activité tout à fait noble.

Ce mois a quelque chose de tendre.

Il n’a plus l’élan nerveux d’août, ni la mélancolie complète des fins de saison. Il est entre deux, et c’est précisément pour cela qu’on l’aime tant. Les matinées y sont plus vraies. On remarque le chant d’un oiseau, la courbe d’une ombre sur un mur, le bruit d’un portail qu’on referme doucement. Ce sont de petites choses, oui. Mais ce sont souvent elles qui fabriquent les plus beaux souvenirs de voyage.

À Antibes, septembre ne cherche pas à impressionner.

Il séduit autrement. Par sa retenue. Par sa lumière qui ne crie jamais. Par ce sentiment délicieux d’avoir la Côte d’Azur un peu plus pour soi. Pour ceux qui aiment voyager sans agitation, aimer la mer sans vacarme et commencer la journée sans sprint inutile, ces matins-là ont un goût précieux. Un goût simple, solaire, presque ancien. Comme une belle habitude qu’on croyait perdue.

Et puis il y a ce moment très particulier où l’on comprend que le bonheur n’est peut-être rien d’autre que cela : 

un matin clair, quelques feuilles qui bougent dans le jardin, la mer tout près, un petit déjeuner qui s’étire, et la sensation de n’être attendu nulle part ailleurs. Les petits matins de septembre à Antibes n’ont rien de spectaculaire. C’est justement pour cela qu’ils touchent si juste. Ils nous rappellent qu’il existe encore des endroits où l’on peut commencer la journée doucement, et la finir reconnaissant.

Dans ce coin discret du Cap d’Antibes, nous aimons penser que les plus beaux séjours commencent souvent très tôt, dans cette lumière encore timide, quand la maison s’éveille et que la mer attend déjà un peu plus loin.

— Nathalie et Pierre

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À propos de La Jabotte

La Jabotte, c’est un petit hôtel caché à 60 mètres de la mer, un jardin secret où les soirées brillent différemment, entre lumière tamisée, douceur méditerranéenne et esprit Riviera. Un lieu à part, un peu hors du temps.

Logo La Jabotte, hôtel de charme à Antibes, une façon de vivre, un appel à la détente.

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