Escapade #3 : Les vieilles pierres d'Antibes racontent des histoires

Escapade #3 : Les vieilles pierres d'Antibes racontent des histoires

Sous le soleil, la mémoire.

Elles ont tout vu, tout entendu. Depuis plus de trois mille ans, les pierres d’Antibes observent le va-et-vient du monde, avec le calme de celles qui savent que tout finit toujours par revenir : la lumière, les marins, les rires d’été.

Leurs secrets se nichent dans les interstices des remparts, dans les pavés polis par les pas, dans la poussière dorée que le vent du large dépose sur les façades. Si l’on tend bien l’oreille, on entend presque le murmure d’Antipolis, la cité grecque qui avait déjà choisi ce coin de Méditerranée pour y ancrer ses rêves.

Sous Louis XIV, Vauban renforce les murailles.

Aujourd’hui, ces remparts sont devenus le terrain de jeu favori des promeneurs du dimanche. Un peu plus loin, le Fort Carré garde ses secrets : Bonaparte jeune y aurait médité sur le destin de la France, probablement en pestant contre le mistral.

En 1938, le fort accueille même un match de la Coupe du Monde de football. Oui, là où résonnent désormais les cris des goélands, on a jadis dribblé sous l’œil des canons. Antibes a toujours aimé mélanger les genres.

En montant vers la Garoupe,

le phare s’élève comme une prière blanche au-dessus de la mer. Détruit pendant la guerre, reconstruit comme un symbole, il veille encore aux côtés de la chapelle des marins. À l’intérieur, les ex-voto racontent des traversées, des tempêtes et des retours inespérés.

Le soir, quand la lumière devient miel, les marches sentent la cire et le sel. Et chaque matin, un goéland fidèle s’installe sur les remparts pour saluer le lever du soleil. Un poète à plumes, abonné aux plus beaux points de vue.

Redescendre vers le port Vauban,

c’est revenir à la modernité sans quitter l’histoire. Les yachts brillent là où les pêcheurs réparaient leurs filets. La cathédrale observe tout cela sans broncher, posée au cœur du vieil Antibes comme une grand-mère bienveillante.

Puis vient le Safranier. 

Un quartier minuscule et hors du temps, où les volets semblent plus bavards que les passants. On y croise parfois un chat noir qui règne sur les escaliers. Tya, la chienne de La Jabotte, peut en témoigner : ici, on ne cède jamais le passage.

Ces pierres gardent aussi des souvenirs plus tendres. Une épicerie des années 1920, une boulangerie d’après-guerre, un enfant bronzant sous les remparts de la Gravette. Antibes mélange les siècles et les visages sans jamais les confondre.

Ici, les vieilles pierres ne s’effritent pas.

Elles se réchauffent. Elles n’oublient rien, mais pardonnent tout, même les voyageurs qui cherchent la plage avec leur téléphone à la main.

Nathalie et Pierre

Pour celles et ceux qui souhaitent aller un peu plus loin. L'office de Tourisme d'Antibes Juan les pins propose des visites et rdes essources autour du patrimoine de la vieille ville.

À propos de La Jabotte

Petit hôtel de charme à 60 mètres de la mer, jardin secret, animaux adoptés, piscine chauffée, ambiance provençale. Une parenthèse douce et intime à Antibes.

Logo La Jabotte, hôtel de charme à Antibes, une façon de vivre, un appel à la détente.

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